L’histoire des hommes-bêtes…

Historique 7 (Hommes-bêtes joué par Seb)

D’un bon coup de marteau, le vieux paysan planta fermement la pancarte de bois dans la terre noire. Il recula et admira son travail avec un sourire satisfait. « C’était la dernière ! » dit-il en essuyant la sueur sur son front. « Pourquoi cette image de crâne ? » demanda un jeune garçon à côté de lui. L’ancêtre sourit et montra la forêt du doigt « C’est pour prévenir tous ceux qui passent sur cette route que des bêtes dangereuses rôdent dans cette forêt. » Le garçon aux cheveux blonds se gratta la tête en réfléchissant, « Je vais te raconter leur histoire que je tiens de mon père qui tient de son père et bien plus loin…

Les hommes-bêtes ne sont pas des créatures naturelles. Ils virent le jour lorsque les portails polaires des Anciens s’effondrèrent, laissant se déverser sur le monde un nuage corrupteur de Malepierre. Celui-ci eut des effets désastreux sur les ancêtres des hommes actuels comme sur ceux des animaux, leur causant d’atroces mutations. C’est ainsi que naquirent les hommes-bêtes : humains transformés en animaux ou animaux devenus hommes, une combinaison impie. « Si il son a moitie humain on peut communiquer avec eu ? » «Oh que non mon garçons ! Il sont Sauvages et brutaux, ces derniers ne font guère cas des autres peuples et méprisent par-dessus tout la race des hommes. Au combat, leur férocité n’a d’égale que leur manque de discipline, et ils sont même capables de s’entretuer pour être les premiers à atteindre l’ennemi » « Alors… On plante toutes ces pancartes parce qu’il y a plein de monstres dans la forêt ? » « Et oui. » répondit le vieil homme, « Et c’est aussi pour ça que tu peux voir les gardes patrouiller autour du village de temps en temps. » « Est-ce que les autres villages de la forêt sont menacés aussi ? » « Oui petit, on est tous dans le même bateau… Les routes ne sont pas sûres la nuit, c’est pour ça que ta mère veut que tu sois rentré avant le coucher du soleil. »

Un hurlement retentit soudain dans les bois, ni tout à fait humain, ni complètement animal, et le vieil homme lança un regard vers le soleil. Il se couchait rapidement. Prenant le garçon par la main, il dit « On ferait bien de rentrer, il va bientôt faire nuit. »

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